Saignelégier, capitale nationale de l'arabesque classique et moderne -
30e stage de l'ASPD

Du 14 au 21 juillet l'Association Suisse des professeurs de danse classique ASPD a pris ses aises sur le haut plateau franc-montagnard. Sous la nouvelle dénomination de summerdance! 107 danseuses et 8 danseurs, ont suivi assidûment le stage 2006, mêlant danse classique, répertoire, danse contemporaine, improvisation, chorégraphie, hip-hop ou encore une initiation à la méthode Franklin.

Du talent et des rêves…
Les élèves, âgés de 10 à 19 ans, proviennent d’écoles de danse de toute la Suisse et même pour quelques uns de l’étranger. Pourquoi un tel engouement pour ce stage ? Mirjam Künzi, présidente du comité d’organisation a une explication à nous fournir. Voilà 30 ans que le stage de l’ASPD a fait sa place dans le monde de la danse, les cours proposés garantissent un enseignement de qualité car ils sont dispensés par des professeurs de renommée internationale, accompagnés par des pianistes reconnus. De quoi assurer un certain prestige au rendez-vous estival. Un premier pas pour les élèves participants, vers une grande carrière de danseurs. Même Alexandre, chaux-de-fonnier de 17 ans caresse le rêve de devenir un jour une étoile. Et quand on lui demande si finalement la danse, ce n’est pas plutôt une affaire de fille, il nous répond par la négative avec conviction. Qui selon vous a inventé la danse ? Il s’agit de Louis XIV, nous révèle Alexandre. Et sauf erreur, ce cher roi Soleil était un homme… « De plus, renchérit le jeune danseur, qui jouerait le rôle de Roméo dans les histoires d’amour, au cœur des ballets, si l’on n’était pas là ?! » Bien vu !

Conjuguer travail et plaisir…
Répartis en cinq classes selon leurs niveaux, les jeunes artistes suivent en moyenne quatre à  cinq cours par jour. « Je n’ai jamais pratiquer autant de danse de ma vie en une seule semaine ! » nous lance enthousiaste la jeune Aurélie, 12 ans. Si ça lui plait ? Quelle question, c’est un régal ! La danse en général, c’est son truc, même si la jeune ballerine avoue avoir un petit faible pour le hip-hop, une discipline qu’elle découvre et qui s’éloigne un peu de la rigueur de la danse classique. L’opération semble donc réussie, le but du stage étant de susciter l’intérêt des adolescents vers d’autres formes d’expression du corps. C’est aussi l’occasion de mesurer les élèves les uns aux autres, pour qu’ils puissent par la suite évaluer leurs niveaux.

Suivi de la profession
Le stage ne se contente pas de promouvoir la formation des élèves, il assure aussi un perfectionnement professionnel des professeurs de danse, membres de l’ASPD. Une vingtaine de pédagogues bénéficient ainsi cette semaine d’une formation auprès des professeurs de haute renommée. Ils ont aussi la possibilité d’assister aux cours proposés aux élèves, pour observer leur déroulement mais aussi pour découvrir différentes méthodes d’enseignement. Une expérience jugée enrichissante.

Atelier public au Marché-Concours
Pas de bourrée, pas de chat ou pas couru, ceci éveille une certaine curiosité ? L'ASPD a invité à découvrir l’univers de la danse à la Halle du Marché-Concours, jeudi 20 juillet. Une fascinante rétrospective de la semaine écoulée a été présentée par les séminaristes, sous la forme d’un atelier, à l’occasion du trentième anniversaire du stage.

Perrine Bourgeais
Extraits de l'article paru dans Le Franc-Montagnard,
juillet 2006

Les professeurs du 30e stage ASPD
Kathryn Bradney, Oliver Dähler, Gizella Erdös, Malou  Fenaroli-Leclerc, Ryveh Leby, Susanne Natiez Frutig, Silvia Pauli, Henry Will

Les pianistes
Robert Ashby, Mira Daniel, Elaine Isenring, Abdiel Montes de Oca